5 questions à Ladyblogue, boulimique de l’écriture

Chroniqueuse, actrice, intervieweuse, auteure, Delphine Jory a plusieurs cordes à son arc. Mais une seule passion: l’écriture. Que ce soit des billets d’humeur pour Ouest France jusqu’en juin dernier, des chansons, des courts métrages ou plus récemment des scénettes humoristique sur la vie quotidienne qu’elle poste ensuite sur You Tube, elle ne s’arrête jamais. Sur son blog elle raconte aussi ses rencontres avec Matthieu Chedid et Grand Corps Malade ou encore Nikos Aliagas. Direction Quimper en Bretagne où je suis allé à la rencontre de cette hyper-active de l’écriture.

Delphine Jory aka Ladyblogue
Delphine Jory aka Ladyblogue

Delphine Jory, tu es plus connue sous le nom de Ladyblogue depuis 10 ans. Tu te présentes comme étant ultra-connectée puisque tu es blogueuse, twitteuse, facebookeuse, intagrameuse, You Tubeuse… Comment est née cette passion pour les réseaux sociaux?

J’ai créer mon blog il y a 10 ans, sans connaître vraiment comment ça fonctionnait. Je ne pensais pas tenir 10 ans. Je me disais que ça allait être juste l’histoire de quelques mois. Le virus est passé. Le blog entraîne Facebook, puis Twitter, et toutes les plateformes. Mon réseau social préféré c’est Twitter. Au tout début quand je me suis inscrite je me demandais vraiment à quoi ça servait. Quand j’ai des amis qui me demandent à quoi ça sert, c’est quand tu dois l’expliquer que tu te rends compte que l’on est complètement fou d’aller là-dessus.

Tu as publié 72 billets d’humeur pour Ouest France. Coups de cœur, coups de gueule, sujets du quotidien, tout y passait. Pourquoi avoir arrêté?

J’ai annoncé à Ouest France que je voulais arrêter les billets d’humeur au mois de juin parce que 72 c’est déjà pas mal. J’avais peur de m’essouffler et il vaut mieux s’arrêter quand on est content de soi. J’avais toujours le blog comme support écrit pour m’exprimer. Je leur ai proposé le projet « Faut qu’on m’en parle ». Ils ont accepté et on a lancé ça au mois de septembre. Le concept, c’est de créer du lien dans la cité. D’ouvrir à des débats, de donner la parole aux gens qui ne l’ont pas forcément. Le tout dans un esprit hyper-convivial. On se réunit dans des lieux qui changent selon les thèmes. Les gens adhèrent super bien.

En septembre tu t’es lancé dans l’aventure « Mum pas vrai » c’est une mini-série humoristique. Elle traînait dans ta tête depuis quelque temps?

Quand j’ai quelque chose qui me vient en tête, je suis du style à ne pas trop traîner pour le faire. « Mum pas vrai » j’y ai pensé vers juin-juillet. J’ai tourné pas mal d’épisode cet été. J’ai trouvé l’idée rigolote. On a toujours des barrières en se disant « moi ça me fait marrer, mais peut-être que je vais être la seule à rigoler ». Après on se dit que s’il y en a deux qui se marrent derrière leur ordinateur ce sera déjà pas mal. Une fois que j’ai lancé le premier, j’ai eu pas mal de messages qui me disaient « bravo pour le courage ». Je n’ai pas l’impression que c’est du courage. Je n’avais pas mis cette barre à ce niveau-là. Je me suis dit que si les gens n’adhéraient pas, je m’arrête et je ferai autre chose. Ce ne sont pas les idées qui me manquent.

Sur ton blog tu racontes différentes rencontres (Nikos Aliagas, le groupe Fauve, Grand Corps Malade…). Quand on te lit, on a l’impressions que ce sont des gens tous plus accessibles les uns que les autres. Quelle est celle qui t’a le plus marquée?

J’ai eu de la chance d’avoir beaucoup de rencontres, toutes aussi jolies les unes que les autres. Celle qui m’a fait le plus vibrer c’est Matthieu Chedid. Très, très belle soirée. Fabien (Grand Corps Malade) exceptionnelle. Nikos, un gars adorable, humain, hyper-drôle, beaucoup d’humour, j’ai adoré. Fauve, je les ai senti un peu plus sur la retenu, mais ça reste une très belle rencontre. Il y en a plein d’autres que je n’ai pas en tête, mais en général j’ai passé de très bons moments.

Un seul sujet n’apparaît pas sur ton blog, c’est ta vie privée. Est-ce que c’est un sujet tabou?

Pas tabou. C’est rigolo que tu me poses cette question et je t’en remercie beaucoup parce qu’il y a des gens qui pensent qu’une personne blogueuse comme moi étale sa vie privée. Par rapport à tout ce que j’écris ou tout ce que je fais alors que pour moi ce n’est absolument pas le cas. Merci d’avoir eu cette vision-là. Je ne parle jamais de mon travail précisément. Je ne parle jamais de mes enfants, j’en parle en général, mais je ne mets pas leur prénom je ne raconte pas ce que je fais avec mes filles. Ce qu’il se passe dans ma maison reste clos. Ce n’est pas que c’est tabou, mais je partage déjà beaucoup de choses, ça c’est ma petite respiration à moi, c’est précieux.

Pour en savoir plus sur Ladyblogue

Morgan Bouchet

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