J’ai testé le premier numéro du magazine Society

C’est le petit dernier d’une grande famille. Vous connaissez surement ses grands frères, SO FOOT, SO FOOT junior, SO FILM, Pédale, et Doolitle. Le 6 mars dernier sortait en kiosque le premier numéro du « quinzomadaire » Society, édité par SO PRESS. Je me suis procuré le premier exemplaire le jour de sa sortie. Je suis en mesure de vous dire si vous pouvez, oui ou non, acheter le n°2 la semaine prochaine.

« Un magazine papier, en 2015, c’est complètement fou, non? » 

Ce sont les premiers mots de l’édito de Franck Annese le directeur de la rédaction de Society. C’est vrai, tout le monde dit que la presse écrite est morte, alors se lancer dans un telle aventure peut paraître un peu risqué. Ce n’est pas l’avis des 936 KissBankers qui ont cru en ce projet sur le site de crowdfunding (financement participatif) Kisskissbankbank.com. Le magazine avait 60 jours pour récolter 6 315€. Les 100% ont été atteint en 24h… Au final, Society a récolté 50 199€. Premier pari réussi.

En tant que passionné de sport et de foot en particulier, il y a souvent un SO FOOT qui traîne pas loin de moi. C’est par cet intermédiaire que j’ai su que Society arrivait en kiosque. Je me suis tout de suite dit : « il me le faut ». Je n’ai pas hésiter à mettre les 3,90€ pour me le procurer. Mais ai-je vraiment eu raison?

Je voulais retrouver les enquêtes de SO FOOT, les reportages de SO FOOT, le côté décalé de SO FOOT, le style de SO FOOT, le tout dans un magazine de société. Pas évident. Mais après une semaine de lecture, le constat est sans appel, j’ai retrouvé dans Society tout ce que j’aime dans SO FOOT. Je ne fais pas durer le suspens plus longtemps, forcément, OUI, pour moi vous devez courir chez votre marchand de journaux pour acheter ce premier numéro, puis le deuxième vendredi prochain. Je vais vous expliquer pourquoi.

François Fillon, Tinder et Victoria Beckham

A l’évidence je n’ai pas la plume de ces talentueux journalistes, en revanche je m’en inspire, comme pour l’intertitre ci-dessus à la façon Society. Quelques exemples, « Dauphins cholestérol et reflux gastrique » dans un reportage sur « la plus grande croisière heavy métal de l’univers ». Je peux vous proposez celui-ci aussi « Guérilla marketing et addiction » que vous pourrez lire dans l’article Tinder Délice qui raconte la naissance de ce « Phénomène de société? ». Ces intertitres me font penser aux sujets des émissions du genre 90′ enquête, « Beignet, merguez et parasol : la face cachée des vacances au Cap d’Agde ».

La Une du premier numéro de Society (Photo: Instagram @bouchetmorgan)
La Une du premier numéro de Society (Photo: Instagram @bouchetmorgan)

En une semaine, j’ai eu le temps de lire plus de la moitié du magazine. L’article le plus bouleversant n’est pas celui sur la business woman Victoria Beckam, ni le portrait de Brandon Wade le créateur des seeking arrangement. Mais c’est ce reportage au Laos qui explique qu’un tiers des 270 millions de bombes lâchées, par les américains, entre 1964 et 1973 n’ont pas explosé. 40 ans après, ces bombes font aujourd’hui près de 500 morts par an. Pendant neuf ans, une bombe était larguée toutes les huit minutes sur le pays. Imaginez le carnage. Les USA aident à nettoyer le pays, mais les 82 millions de dollars donnés depuis 1995 ne suffisent pas. C’est surtout une goutte d’eau comparé au 18 millions de dollars qu’ils dépensaient, PAR JOUR (pendant neuf ans) pour bombarder le Laos. La suite c’est dans le premier numéro de Society.

Il me reste à lire la grande enquête sur Ross Ulbricht, celui qui a créé une « sorte d’eBay » de la drogue et reconnu coupable en février dernier. L’interview d’Abderrahmane Sissako le réalisateur de Timbuktu, le film aux sept César. Les pages fait-divers ont l’air drôle avec à chaque fois « l’avis de Society » sur chaque fait-divers. Le reportage sur Manille où tu peux te faire tuer si tu interprètes mal My Way de Franck Sinatra, ça porte un nom les « My Way killings ».

Les + : La couverture, le style d’écriture, les enquêtes, les interviews, les reportages, les portraits, la diversité des sujets traités, les rubriques du début…

Les – : La pub une page sur deux, mais je ne leur en veut pas, ils n’ont pas le choix.

Le magazine est tiré à 200 000 exemplaires, So Press vise les 60 000 ventes.

Morgan Bouchet

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